Là ou les animaux sont encore maitres

Là ou les animaux sont encore maitres
La bande

Serengeti – Tanzanie

Hum… hum…

Depuis les quatre derniers jours, nous avons bourlingué dans le Serengeti et dans le cratère du Ngorongoro. Et plusieurs d’entre vous nous ont demandé : « Puis… puis… puis… comment c’était ? »

Répondre à cette question en peu de mots est extrêmement difficile. Il y a peu de mots pour expliquer ce que nous avons vécu.

La première chose qui frappe, c’est l’immensité.

L’immensité des plaines.
L’immensité des paysages.
L’immensité de la faune.

Du vert à perte de vue. De l’herbe, des collines, des montagnes. Des images qu’on croit réservées aux films… ces plans aériens, ces plans de liberté.

Et puis, l’immensité du vivant.

Des millions de gnous, de zèbres, d’antilopes, de buffles. Et les prédateurs — hyènes, lions — qui suivent, observent, attendent.

Chaque tâche noire à l’horizon est un animal.
Chaque mouvement raconte une vie.

Et au fond… ils se foutent de toi.
On est chez eux.

Et comme nous étions en pleine saison des naissances… des bébés partout. Des millions.

Mais il n’y a pas que les grands.

Derrière chaque brin d’herbe, il y a une autre vie. Un serpent, un oiseau, un nid. Plus bas encore, des insectes, des termites… un monde parallèle qui vit en silence.

Et au milieu de tout ça… des centaines de jeeps. Des touristes. Tous à la recherche de la photo parfaite.

Mais ici, les règles sont strictes. Les rangers ne laissent rien passer. On ne sort pas des pistes. Les amendes sont salées.

Parce qu’ici, ce n’est pas un zoo.

C’est l’inverse.

Les humains sont en cage.
Les animaux sont libres.

Et s’ils ne veulent pas que tu les voies… tu ne les vois pas.

On est chez eux.


Et puis, les émotions.

Beaucoup d’émotions.

– J’ai pleuré en voyant ces plaines infinies remplies de gnous et de zèbres
– J’ai savouré des repas et des hébergements d’une qualité remarquable, en plein cœur du Serengeti
– J’ai eu une vraie frousse en tombant nez à nez avec un hippopotame la nuit… puis le lendemain, face à cinq de ces mastodontes qui nous fixaient
– Je suis tombé en amour avec le regard d’une girafe, paisible, en train de manger
– J’ai découvert une affection inattendue pour les hyènes, en observant une petite famille
– Mon cœur a chaviré debout dans la jeep, avançant lentement dans le cratère, au-devant des animaux
– Une émotion brute lorsqu’un éléphant — un vieux de 50 ans — nous a regardés droit dans les yeux en passant à moins d’un mètre
– Méditer de longues minutes devant une horde d’éléphants. Pas deux… vingt, trente
– Sentir le rugissement d’un lion à 6 h du matin, jusque dans les tripes
– Se lever au chant des animaux
– Ressentir la fatigue des longues heures de jeep… le corps brassé sans arrêt
– Le thrill de voir notre guide, Nelson, traverser rivières et torrents
– Et le plaisir de revenir au lodge, pour déposer tout ça


Je vous partage quelques photos… mais elles ne rendent pas justice à l’immensité, ni à la charge émotionnelle.

Ces choses-là se vivent.
Elles ne s’expliquent pas.

Je reviens… un peu chaviré.

Et il nous reste encore 10 jours.

Vive la vie.

Ciao ciao,

Steph
Le Coach Voyageur

Marjorie et Filbert – Safaris en Tanzanie – Zanzibar / Kilimandjaro