Un voyage au pays des "belles voitures"
Stuttgart-Allemagne
C’est une première pour moi en Allemagne. Un pays dont j’ai tellement rêvé, vu et revu dans des reportages… C’était un vrai plaisir d’y faire un tour.
Alors j’ai loué une voiture à Strasbourg pour passer le Rhin. Une belle petite aventure.
Ici, les marchés de Noël sont tout simplement gigantesques. J’avais l’impression que la moitié des 630 000 habitants — ou même des 3 millions de l’agglomération — était là. C’était vraiment agréable. Festif. Vivant.
La veille, j’étais au marché de Strasbourg, très beau lui aussi… mais plus « guindé ». Ici, c’est autre chose. C’est tout le monde.
Ça fête, ça boit, ça mange. Une cacophonie joyeuse et assumée. Et surtout, on sent que les gens viennent ici tous les soirs depuis l’ouverture. C’est un rituel.
Même si l’architecture de Stuttgart n’est pas particulièrement ancienne — la ville ayant été presque entièrement détruite par les Alliés en 1944 — le centre-ville, très moderne (on pourrait presque dire un centre-ville à la Montréal), est littéralement envahi de cabanes de Noël.
Franchement, c’était vraiment cool dans l’ensemble.
Stuttgart, c’est aussi le siège de Mercedes-Benz et de Porsche. Je suis arrivé trop tard pour Porsche, mais le musée Mercedes vaut vraiment le détour.
Le Landesmuseum Württemberg est aussi très intéressant. Il raconte bien l’histoire de cette région — le Bade-Wurtemberg — peu connue, mais qui a eu ses heures de gloire, avec notamment quatre rois.
Région frontalière entre la France, la Suisse et non loin de l’Italie, elle a été envahie à de nombreuses reprises. Mais elle a aussi été un point de départ de mouvements importants, et surtout un centre industriel majeur lors de la reconstruction liée au Plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale.
Moins connue que la Prusse — avec ses fameux casques à pointe — qui a fini par unifier l’Allemagne, cette mosaïque de petits royaumes m’a surpris. Je savais que l’Allemagne avait longtemps été une constellation d’États après la chute du Saint-Empire germanique, mais je n’avais jamais vraiment porté attention à ces royaumes intermédiaires. Très intéressant.
Mais le truc vraiment bluffant, c’est la capacité de Google Translate. Tu pointes ta caméra sur un texte, et tu as une traduction instantanée. Tu verras sur les photos : le texte original en allemand, et sa version traduite en direct. Impressionnant.
Là, je suis rendu à Fribourg-en-Brisgau. Petit village à la frontière — apparemment un incontournable. Je vous montrerai.
Mon plan initial était de filer vers Munich, mais ma voiture n’a pas de pneus d’hiver et ils annoncent de la pluie. J’ai eu un petit moment d’hésitation… Disons-le franchement : pas sûr que j’ai envie de finir dans le fossé en Allemagne juste avant Noël.
Par contre, les Autobahn sans limite de vitesse… c’est quelque chose. Première fois de ma vie que je roule à 160 sans vraiment m’en rendre compte. Les voitures sont puissantes — j’ai une Volvo hybride (pas choisie, mais très bien).
Mais bon… pluie, pas de pneus d’hiver, température sous zéro… les Autobahn me tentaient déjà un peu moins.
Ciao ciao, à plus.
Steph





