Vivre ses rêves d'enfance- Autonomisation vs Imposition
Il y a des moments où il faut vivre ses rêves d’enfance.
Pour certains, c’est sauter en parachute.
Pour d’autres, gravir l’Everest ou le Kilimandjaro.
Pour d’autres encore, c’est posséder une grande maison… ou devenir CEO du « Monde Inc. ».
Pour moi, c’était devenir zoologue. Comprendre le comportement des animaux. Être au plus près de ces créatures que j’ai vues et revues dans les reportages de la Mutual of Omaha's Wild Kingdom, dans les savanes africaines.
Ce rêve, c’était celui de dépasser l’écran. De ressentir, pour vrai, la présence et la force de ces animaux sauvages.
La vie m’a mené ailleurs.
Aujourd’hui, je travaille avec une autre espèce. La plus complexe de toutes : l’Homo sapiens. Et j’ai la chance de faire, à mes yeux, le plus beau métier du monde.
Mais quel est le lien entre tout ça… et le management ?
J’y arrive.
Cet amour des animaux ne m’a jamais quitté. Et chaque fois que je m’en rapproche, je redeviens un peu cet enfant fasciné, plongé dans cette bulle où le monde ralentit.
En attendant de les voir chez eux, en Afrique, j’ai vécu une expérience marquante avec l’équipe d’EDUCHATEUR – Comportement félin et Familizoo.
Une journée dans le quotidien de ceux qui vivent avec ces animaux — petits ou grands, fragiles ou puissants.
Parce qu’il faut le dire : Familizoo, ce n’est pas qu’un zoo.
C’est un refuge.
Un lieu pour des animaux nés en captivité, souvent marqués par des histoires difficiles. Un endroit où ils terminent leur vie dans un environnement sécuritaire, entourés de soins, d’attention… et d’un respect palpable.
Un dernier havre de paix.
Ces animaux « cute » qui attirent les foules quand ils sont jeunes… mais qu’on oublie en vieillissant ou en tombant malades.
Alors, pouvoir s’en approcher — presque les toucher — est un privilège immense.
Ça m’a rappelé Centre d’interprétation des oiseaux de proie de Godbout. Ces lieux où l’on recueille ceux qui ont eu une vie difficile.
Mais au-delà de la proximité… ce qui m’a le plus marqué, c’est de comprendre comment ils pensent.
C’est là que la magie d’EDUCHATEUR opère.
Comprendre le comportement animal, c’est d’abord éviter l’anthropomorphisme. Ne pas projeter nos émotions humaines sur eux.
Ces animaux ne ressentent pas la culpabilité, la vengeance ou le regret comme nous.
Un chien qui « a l’air coupable »… n’est pas coupable.
Il a peur.
Peur de la conséquence.
Et c’est là que ça devient intéressant.
Les approches basées sur la peur, la domination ou la punition — le fameux « maître-chien », le « leader of the pack » — reposent souvent sur des concepts simplifiés, voire marketing.
Oui, ça fonctionne.
Mais ça crée de la soumission. Pas de l’intelligence. Pas de l’engagement.
À l’inverse, l’approche d’EDUCHATEUR mise sur l’empowerment.
L’autonomisation.
Amener l’animal — ou l’humain — à poser le bon geste, non pas parce qu’il y est forcé, mais parce qu’il en comprend le sens, et qu’il y trouve du positif.
Influencer plutôt qu’imposer.
Et ça… c’est puissant.
Et le lien avec le management ?
Il est direct.
Imposer par la peur crée de la résistance, de la fermeture, de la révolte.
On en voit les effets partout autour de nous.
À l’inverse, responsabiliser, engager, donner du sens… ça transforme.
Alors, dans vos équipes, posez-vous la question :
Est-ce que vous obtenez de l’obéissance…
ou de l’adhésion ?






