Le lâcher-prise – Première réflexion entre Amsterdam et Copenhague

Le lâcher-prise – Première réflexion entre Amsterdam et Copenhague

Ça fait tellement 2010 comme concept, 2010 le moment où on pouvais encore se surprendre.  Oui, oui, je le dis.

Dans cette ère de contrôle, de prévisibilité et d’organisation. Une ère où la réponse une anxiété généralisée semble être de contrôler jusqu’aux plus petits détails de sa vie (et, bien sûr, parfois celle des autres autour). Le lâcher-prise vient au contraire détruire tous ces efforts de contrôle. Il fait exactement le contraire à la volonté de maîtrise l’environnement.  

Parce qu’à la fin, malgré toute l’énergie que l’on met à vouloir planifier jusqu’à l’horaire, les vacances, on se rend compte que le moindre grain de sable dans l’engrenage du déroulement des événements peut mettre en péril toute l’organisation du système.

Ici, à Amsterdam, un employé au sol semble avoir  casque d’écoute défectueux. Résultat : l’employé ne peux accompagner le pilote pendant la manœuvre de déplacement de l’avion. Un collègue lui en apporte un autre, mais malheureusement cela a pris trop de temps. Le créneau d’arrivée à Copenhague est dépassé.

L’avion est maintenant sur le tarmac pour une période indéterminée ( au moins 40 minutes) . Les correspondances de plusieurs passagers devront être modifiées.

Et sans compter tous les autres effets que je ne connais pas.

Oui. Tout ça parce qu’un truc ne marche pas.

Parce qu’il n’y a plus beaucoup de jeu, plus beaucoup de marge de sécurité dans ce monde de contrôle absolu.

Et plus on cherche à tout contrôler, plus la vie semble nous confirmer qu’au final, on ne contrôle pas grand-chose.

Et finalement après 2 vols et quelques 10 hrs d’avion on apprend à respirer par le nez, une odeur de fuel des avions au sol 

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Bonne journée à tous.  

Stephane et Jacynthe